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Les assurances deviennent connectés

Tous les secteurs sont touchés par l’avènement des objets connectés. Une des branches de notre société peut y voir là une redéfinition de leur métier même. Les assurances.

Je vous en avais parlé précédemment, je m’y colle aujourd’hui.

De nouvelles pistes

Les objets connectés peuvent amener de « nouveaux services » dixit Dimitri Carbonnelle, expert en objets connectés auprès de Bpifrance. J’avais parlé d’Axa dans mon post. Ce positionnement est éminemment stratégique et économique car il repose sur des données personnelles, chose que n’avait encore les assurances. Cette démarche pourrait faire émerger une « logique préventive plutôt que curative » selon la CNIL.

Aux USA, ces données personnelles peuvent donner lieu à des contreparties financières (en phase de test chez certains assureurs). Une assurance américaine, John Hancock, a décidé de faire varier les primes de ses assurés selon qu’ils faisaient plus ou moins de sport, s’ils allaient le médecin ou encore si leur alimentation était saine.

Alors que chez nous, ce sont des avantages en nature qui sont proposés. De plus, il y a encore quelques garde-fous avant de voir débarquer ce genre de pratique en France. La loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 en est un.

Toutes les assurances s’y mettent

Les assurances habitation et automobile se sont aussi engouffrées dans la brèche, sachant que ce type de données sont moins sensibles que celle provenant directement de la santé. Dans l’automobile, Direct Assurance test un boitier qui enregistre les données de conduite ainsi que d’autres informations. Le gain pour l’assurer est important, jusqu’à – 50% sur sa facture mensuelle. Mais un processus encore plus vicieux pourrait se mettre en place par les entreprises qui commercialisent ces objets connectés. Les fabricants pourraient évaluer le risque en matière d’assurance et courir au risque d' »uberisation ». Devenant un simple sous-traitant.

Le problème majeur serait de passer d’une assurance mutualiste à une assurance qui est individualisée., cause de malus ou bonus. Ce qui serait un changement de cap majeur dans l’ADN des assurances. Si ce n’est pire avec le risque possible d’uberisation.

Source :

Les objets connectés transforment le secteur de l’assurance – Le Monde

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